Après des jours et des jours de polémique, Jean-Marc Morandini a annoncé ce lundi 9 février via ses réseaux sociaux avoir proposé à la direction de CNews de se "retirer de l'antenne afin de rétablir le calme nécessaire au travail de la rédaction". "Je ne veux en aucun cas être un problème pour ces équipes et pour la direction de la chaîne et du groupe. Il est hors de question pour moi de mettre en danger le travail effectué par CNews pendant toutes ces années", a ajouté le journaliste qui présente chaque jour "Morandini Live" sur le canal 14 de la TNT. "Je regrette profondément de devoir prendre cette décision mais je pense qu’elle est indispensable pour retrouver le calme et la sérénité", conclut-il.
"La direction de CNews prend acte de la décision de Jean-Marc Morandini de se retirer de l'antenne immédiatement", a réagi la chaîne auprès de nos confrères du "Parisien".
Pour rappel, le 14 janvier dernier, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de Jean-Marc Morandini après sa condamnation en appel pour corruption de mineurs, rendant donc définitif le jugement prononcé le 21 mars 2025 par la cour d'appel de Paris. L'animateur de CNews avait été condamné à deux ans de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. Il avait cependant été maintenu à l'antenne, et avait renoncé le 22 janvier à contester une condamnation pour harcèlement sexuel dans un autre dossier, ce qui la rendait également définitive.
Son maintien à l'antenne avait été critiqué publiquement par certains de ses confrères, à l'image de Sonia Mabrouk, dont la prise de position a entraîné sa démission, annoncée vendredi dernier, de la chaîne d'information de Vincent Bolloré. Dans un communiqué transmis à l'AFP, la journaliste à la tête de "Midi News" constatait "une altération certaine et effective de (s)a relation avec une partie de la direction de CNews" depuis sa prise de distance avec le maintien de Jean-Marc Morandini à l'antenne de CNews. "Hier, aujourd'hui, comme demain, ma boussole restera la préservation de l'intérêt des victimes", expliquait-elle.
Alors qu'elle devait effectuer un mois de préavis de départ sur la chaîne, Sonia Mabrouk a indiqué ce dimanche qu'elle était "dispensée" de ce préavis. Elle n'aurait donc plus dû apparaître sur le canal 14. Mais comme elle n'a pas démissionné d'Europe 1, sur laquelle elle dirige chaque matin "la grande interview" de 8h10, et que cet entretien est co-diffusé sur CNews, les téléspectateurs de la chaîne ont pu l'apercevoir ce lundi matin. Elle interrogeait le vice-président des Républicains François-Xavier Bellamy qui a d'ailleurs appelé en direct à la démission de Jean-Marc Morandini.
"Je veux dire un mot à quelqu’un que je ne connais pas, que je n’ai jamais rencontré, mais je saisis cette occasion pour lui parler [...] Monsieur Morandini, je ne suis pas juge. Vous avez déjà été jugé et condamné, je n’ai rien contre vous. Mais, la seule chose que j’ai à vous dire, c’est partez, démissionnez, a lancé François-Xavier Bellamy, qui a rappelé avoir exigé la même chose pour Jack Lang. [...] Il y a des choses qu’on ne peut pas passer sous silence et qu’on ne peut pas accepter. Il n'y a aucune raison d’avoir des indignations à géométrie variable. Vous aussi vous devez partir parce que les Français ont besoin de retrouver confiance dans leurs institutions mais aussi dans leurs médias". Le député européen ajoute que cette démission préserverait les journalistes de la rédaction de CNews, qui se retrouvent selon lui impliquées "dans une histoire qui n’a rien à voir avec la leur."

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