Ils sont nombreux à s'être assis autour de la table de "Touche pas à mon poste" pour devenir chroniqueur du talk-show emblématique de Cyril Hanouna. Entre le 1er avril 2010 et le 27 février 2025, date de sa dernière diffusion à cause de l'arrêt de C8, près d'une centaine de personnalités ont occupé le rôle de chroniqueur, parfois de manière éphémère, comme l'influenceuse Shera Kerienski, la productrice Alexia Laroche-Joubert, l'humoriste Camille Lellouche, la journaliste Erika Moulet, la mannequin Clio Pajczer ou encore l'ancienne star de la télé-réalité Nabilla Benattia. Parmi eux, se trouvait également Laure-Alice Bouvier, qui avait rejoint la bande le 9 février 2022.
Avocate au barreau de Paris, elle apportait notamment son expertise sur les sujets liés à l'actualité judiciaire comme l'incarcération de Patrick Balkany après la révocation de son placement sous bracelet électronique. Habituée des plateaux de télévision, elle était également intervenue sur NRJ 12 dans l'émission "Crimes et faits divers", présentée par Jean-Marc Morandini, puis sur CNews, dans différents débats. Mais la quadragénaire a brusquement disparu du petit écran après avoir été condamnée en août 2025 à "18 mois d’emprisonnement avec sursis, 3 ans d’interdiction de l’activité professionnelle d’avocat, 3 ans d’inéligibilité et 3 ans de privation d’exercer des fonctions juridictionnelles", rapporte "Le Parisien" dans un article paru le 15 août 2026.
La justice reproche à la femme de loi d'avoir "eu recours illégalement à des informations confidentielles" : en effet, grâce à sa proximité avec Laurent M., alors secrétaire du procureur de Nancy, rencontré en 2022 via Instagram, Laure-Alice Bouvier a obtenu des renseignements privés issus de Cassiopée (Chaîne Applicative Supportant le Système d’Information Orienté Procédure pénale Et Enfants), un fichier réservé aux professionnels du ministère de la Justice et recensant les procédures pénales. Des informations secrètes ensuite utilisées dans plusieurs de ses dossiers, afin de mieux connaître les parties adverses ou de suivre l’avancée de certaines procédures.
"On n’apprend pas ce qu’est Cassiopée à l’école des avocats", se défend la principale intéressée au quotidien qu'elle a souhaité rencontrer "pour que les gens sachent qui je suis et comprennent pourquoi j’ai agi comme je l’ai fait". La jeune femme assure avoir agi sans mauvaise intention. Selon elle, son objectif était avant tout de "bien faire [son] travail" et "défendre [ses] clients", confrontés à des situations particulièrement difficiles. Avant de reconnaître une certaine "naïveté" : "Si j’avais su que je n’avais pas le droit d’avoir accès à ces informations, je n’en aurais pas fait mention dans mes conclusions." Désormais privée de sa robe d'avocate, Laure-Alice Bouvier tente de se reconstruire professionnellement. Elle a créé une société de conseil aux entreprises, mais estime que sa notoriété est devenue "un obstacle" : "Je ne vois pas de porte de sortie", a-t-elle déploré.