Combien de temps Jean-Marc Morandini va-t-il rester à l'antenne de CNews ? Déclaré coupable de corruption de mineurs le 14 janvier, le présentateur, qui a le soutien de Vincent Bolloré, est toujours sur la chaîne de la TNT où il présente du lundi au vendredi sa quotidienne "Morandini Live". Mais depuis sa condamnation, les prises de paroles se multiplient au sein même de la chaîne et du groupe Canal+. Après Sonia Mabrouk, la première à dire clairement qu'elle ne soutenait pas le choix de la direction de CNews de maintenir Jean-Marc Morandini à l'antenne, se sont notamment ajoutée les voix de Pascal Praud et de Laurence Ferrari.
Et ce n'est pas tout : du côté des responsables politiques, le ton monte également, et ce depuis plusieurs jours. Invitée de "RTL Matin" ce 2 février, la créatrice du mouvement Identité-Libertés Marion Maréchal a clairement appelé au départ de l'antenne du journaliste. "Pour moi, il n’y a rien qui puisse justifier et expliquer que Monsieur Morandini se maintienne à l’antenne après sa condamnation, a-t-elle lancé, estimant même que le présentateur devrait "avoir la décence de se démettre lui-même". "On ne touche pas aux mineurs. Rien ne peut justifier de s’en prendre à des mineurs". Même tonalité du côté du député apparenté LFI Aymeric Caron, qui lance sur le réseau social X un appel global : "Plus aucun politique ne doit se rendre sur CNews. C’est une évidence depuis la condamnation définitive de Morandini, maintenu à l’antenne", a-t-il ainsi écrit. La semaine dernière, on apprenait que le patron du Rassemblement national, Jordan Bardella, avait donné ordre aux élus et députés de son parti politique de ne plus participer à "Morandini Live". L'ancien député Philippe de Villiers, visage bien connu des téléspectateurs de CNews, a lui annoncé ce week-end "s'associe[r] à la rédaction du JDD", qui a assuré ce dimanche "se [tenir] aux côtés des victimes, qui assurent être profondément blessées par le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne." Philippe de Villiers, en plus d'intervenir fréquemment sur la chaîne du groupe de Vincent Bolloré, y a se propre émission baptisée "Face à Philippe de Villiers".
Invité sur CNews le 26 janvier, Emmanuel Grégoire, candidat de l'union de la gauche à la mairie de Paris, avait lui aussi fait part de sa colère. " Le maintien de Jean-Marc Morandini sur Europe 1/Cnews, en dépit de sa condamnation pour corruption sur mineurs, est une honte et une injure aux militant.e.s de la protection des droits de l’enfant", avait-il déclaré face à Sonia Mabrouk, "saluant" au passage sa prise de parole "courageuse et nécessaire".

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2