En cette première moitié de mois d'août, France Télévisions a fait la part belle au sport sur ses antennes. Le groupe a diffusé trois événements d'ampleur quitte à déprogrammer certaines de ses émissions phares comme "Un si grand soleil" ou "Fort Boyard". Ainsi, plus de 35 millions de téléspectateurs, selon un communiqué de presse, ont pu suivre en même temps des Championnats d'Europe de trois disciplines différentes grâce à plus de 180 heures de directs. En effet, la France a récolté onze breloques dont quatre en or lors de l'édition 2026 des Championnats d'Europe de natation qui se sont tenus à Paris et à Saint-Denis entre le 31 juillet et le 16 août 2026. Outre-Manche, à Birmingham, au Royaume-Uni, les Bleus ont déçu lors des Championnats d'Europe d'athlétisme en ne terminant que dix-neuvième au classement des médailles après une semaine de compétition (10-16 août). Enfin, depuis le 13 août, le service public retransmet aussi depuis Zagreb, en Croatie, les Championnats d'Europe de gymnastique artistique femmes et hommes et ce, jusqu'au 23 août.
Des échéances importantes à deux ans des Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Cependant, cette importante couverture médiatique a suscité de nombreuses réactions dont celle de la journaliste sportive Mary Patrux, consoeur des consultants travaillant pour France Télévisions cet été, à savoir Camille Lacourt et Alexandre Boyon pour la natation ou encore Alexandre Pasteur, Benoît Durand et Maryse Éwanjé-Épée pour l'athlétisme. Celle qui présente "NBA Extra" sur BeIN Sports depuis 14 ans, n'a pas hésité à donner son avis sur ces captations.
"En ce moment, on regarde les euros d’athlé, de natation et de gym, a-t-elle écrit sur X, anciennement Twitter, dimanche 16 août quelques minutes après la victoire de Léon Marchand sur 400 mètres nage libre. On va pas se mentir, en terme de réalisation c’est pas fou", a-t-elle critiqué. Et de poursuivre : "Ok, c’est pas du foot mais les athlètes et ce sport méritent mieux, a-t-elle estimé. Un sport bien filmé et bien mieux mis en valeur. Voilà." Dans son viseur notamment, les courses de natation filmées "ras du bassin" : "Ça marche pas, je trouve", se justifiait-elle à l'un de ses abonnés en regrettant "beaucoup trop d'infos" affichées : "On est perdu". Concernant l’athlétisme, "on est sur une réal à minima. Zéro ralenti. Bref. C'est vraiment basique", a-t-elle déploré. Un point de vue partagé par Michel Denisot : "Tout à fait d’accord. Réalisation de 1950, et encore…", a-t-il approuvé dans les commentaires.