Sonia Mabrouk a déjà lancé le mercato médiatique estival. Quelques jours seulement après avoir claqué la porte de CNews et d’Europe 1, la journaliste politique a annoncé vendredi dans "Le Figaro" son choix de rejoindre BFMTV à partir de la saison prochaine. Un rebond ni négocié, ni calculé dans les rangs de la chaîne concurrente après tout le tintamarre provoqué par l'affaire Morandini, alors qu’elle avait déjà refusé une proposition astronomique du groupe CMA Media par le passé. Aujourd’hui, l’ex-visage des médias de Vincent Bolloré estime que toutes les planètes sont alignées. "Je reconnais chez Rodolphe Saadé, propriétaire du groupe RMC BFM, comme chez Vincent Bolloré une ambition, une vision, une capacité à bâtir des groupes solides dans la durée. Je veux m’inscrire dans le temps long, au sein d’une rédaction forte", a notamment expliqué la future collègue d'Apolline de Malherbe.
"Mille choses à faire ensemble"
Si l’arrivée de l’ex-présentatrice vedette du canal 14 de la TNT est accueillie avec "la plus grande prudence" par la rédaction, le directeur général Fabien Namias se félicite, lui, de ce recrutement. "Avec l’arrivée de Sonia Mabrouk, BFMTV renforce son expertise dans le domaine de l’interview politique, du débat et de la confrontation d’idées. Nous avons mille choses à faire ensemble!", s’enthousiasme-t-il dans un entretien accordé au "Figaro". Et d'insister sur cette très belle prise pour son média : "Sonia Mabrouk, c’est d’abord un talent qui nous rejoint, un talent singulier qui ne ressemble pas aux autres. Je considère ce recrutement comme un enrichissement très fort pour la chaîne. Sonia Mabrouk, tout comme Apolline de Malherbe, sont des signatures sur lesquelles BFMTV va pouvoir s’appuyer alors que le pays s’apprête à rentrer dans un grand débat et une grande confrontation démocratique".
Reste à savoir quel créneau occupera la nouvelle collègue d’Apolline de Malherbe sur BFMTV et sous quel format elle évoluera. Le patron a seulement pu révéler que sa recrue "sera présente sur BFMTV dès la rentrée prochaine, à partir de la dernière semaine du mois d’août". Sonia Mabrouk souhaite en effet "prendre le temps d'accueillir son deuxième enfant" et profiter de "cette parenthèse heureuse" avant de se lancer dans ce nouveau défi professionnel. Elle aura alors "vocation à incarner des rendez-vous forts qui lui permettront d’exercer son art journalistique", souligne Fabien Namias, vantant la capacité de sa nouvelle recrue à "interroger des grands patrons aussi bien que des philosophes, à s’intéresser à tous les pans de la société".
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Seule certitude, la dernière débauchée ne reprendra ni la matinale, ni l'interview politique de sa consoeur, pour laquelle elle dit éprouver une grande estime. "Ses rendez-vous rencontrent un grand succès et ils ont vocation à être évidemment pérennisés", a gravé dans le marbre le dirigeant, heureux des audiences générées par Apolline de Malherbe. Sonia Mabrouk devrait hériter d'une ou plusieurs émissions, en plus d'un "rôle déterminant à jouer lors des grands moments démocratiques que sont les soirées et les débats autour des élections".
En misant sur cette "personnalité clé", Fabien Namias espère faire de BFMTV "la chaîne de l'événement". "Dans un univers concurrentiel comme le nôtre, il faut ajouter à cette force, des caractères, des signatures, qui viennent donner du tempérament à l’antenne. Et de ce point de vue, il est évident que Sonia sera très bénéfique", estime-t-il. Avec dans le viseur le fauteuil de leader sur lequel siège CNews ? "Laissons les choses s’installer. Nous verrons bien quels effets sont produits", tempère le DG, très heureux de ce deal.

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