Un journaliste de "Quotidien" expulsé violemment lors d'un déplacement de Marine Le Pen

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Un journaliste de "Quotidien" expulsé violemment lors d'un déplacement de Marine Le Pen
Paul Larrouturou agressé lors d'un déplacement de Marine Le Pen. © HuffingtonPost
Paul Larrouturou, reporter sur TMC, a été agressé lors du salon des entrepreneurs à Paris.

Le Front national et les équipes de "Quotidien" ne font pas bon ménage. Ce mercredi après-midi, Marine Le Pen et son équipe de campagne se sont rendues au Salon des Entrepreneurs de Paris, au Palais des Congrès. A cette occasion, Paul Larrouturou, journaliste à "Quotidien", a profité d'une déclaration à la presse de la présidente du Front national pour lui poser une question. En quelques secondes, le service d'ordre a empoigné le reporter et l'a brusquement tiré en direction de la sortie (images tournées par Le Huffington Post).

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"Je te jure, tu ne rentres pas"

Le journaliste de l'équipe de Yann Barthès a souhaité s'expliquer avec la sécurité, en retournant dans le salon : "Je suis accrédité ici, vous ne pouvez pas m'empêcher de poser une question à madame Le Pen. Vous me lâchez et vous vous excusez pour cette violence immédiatement." Mais rien n'y a fait, les deux colosses ont repoussé Paul Larrouturou hors du salon. "Vous connaissez la liberté de la presse ?", s'est agacé le reporter.

La situation, très confuse, s'est ensuite envenimée entre l'un des agents et le caméraman de "Quotidien". "Je te jure, tu ne rentres pas. Reparle comme ça à une femme. Viens on parle comme des hommes", a lancé un membre du service d'ordre. Contacté par nos soins, Paul Larrouturou s'interroge sur l'identité de la première personne avec qui il s'est accroché. Du côté du Front national, on assure à puremedias.com que ce n'est pas la sécurité de Marine Le Pen, mais celle du Palais des Congrès, qui a expulsé le journaliste. "Ce n'est pas nous. Il n'y a eu aucune consigne. On n'est pas chez nous au Palais", explique le FN. Egalement joint, le Palais des Congrès précise qu'il se contente simplement de louer les locaux aux organisateurs du salon, sans service d'ordre.

Deux membres du service de sécurité du salon des entrepreneurs

Contacté, le salon des entrepreneurs, organisateur de l'évènement, reconnaît que les deux hommes apparaissant à l'image en train d'expulser violemment l'équipe de "Quotidien", puis de menacer son cameraman, faisaient bien partie de son service de sécurité. Il ne s'agit donc pas de membres du service de protection rapprochée de Marine Le Pen.

Evoquant une cohue générale autour de la candidate à la présidentielle, la communication du salon précise qu'à ce moment-là, cela devenait "dangereux en termes de sécurité". "Il y a eu un mouvement de foule. Il a poussé, on lui (le journaliste de 'Quotidien') a demandé de partir. Il y avait un risque", justifie la communication du salon.

L'organisateur du salon n'est pas en mesure d'expliquer qui a demandé à ses agents d'intervenir, ni si cette demande émanait d'un policier, comme les deux hommes du service d'ordre semblent l'indiquer sur la vidéo. Enfin, le porte-parole du salon des entrepreneurs n'a pu identifier la femme apparaissant à l'image en train de calmer les deux membres du service d'ordre. Il lui a donc été impossible de préciser ce que lui aurait dit le cameraman de "Quotidien".

Accréditations de "Quotidien" et Mediapart refusées pour le meeting de Marine Le Pen

Les relations entre le FN et l'équipe de Yann Barthès ont toujours été tendues, même du temps du "Petit Journal". En mai 2015, l'animateur racontait sur France Inter l'agression dont ses journalistes avaient été victimes lors du traditionnel défilé du Front national à Paris. "Sur les 30 mètres qui séparent le carré VIP du cordon de sécurité de CRS, mon équipe a été tabassée par des militants FN !", expliquait-il.

Depuis, les reporters de "Quotidien", ainsi que ceux de Mediapart, sont blacklistés des événements organisés par le Front national. D'ailleurs, ces mêmes journalistes ont vu leurs accréditations refusées pour les "Assises" de Lyon du parti frontiste du samedi 4 février, qui doivent lancer officiellement la campagne de Marine Le Pen à l'aube de l'élection présidentielle de 2017.

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