L'appétit des figures du petit écran pour YouTube ne faiblit pas. Après Faustine Bollaert, Laurence Boccolini ou encore Sophie Davant, Laurent Mariotte est passé à table sur la plateforme numérique avec un rendez-vous bimensuel, intitulé "Boustifaille". Soit une nouvelle corde à l'arc flexible du journaliste culinaire, déjà présent sur TF1 avec "Petits plats en équilibre" et en librairies avec plusieurs ouvrages de recettes accessibles à tous. Avec ce programme, l'ancienne voix d'Europe 1 souhaitait retrouver l'esprit de sa "Table des bons vivants", stoppée au début de l'été après sept ans sur les ondes. Sa mission ? Continuer de "défendre ce qui n'a jamais quitté son travail : une alimentation responsable, le respect des saisons, des terroirs, et des femmes et hommes qui nourrissent la France". A-t-il suscité la curiosité des utilisateurs de la plateforme ?
Les fidèles de Laurent Mariotte ont plutôt croqué dans ses deux premiers entretiens vidéo avec Amélie Nothomb et JoeyStarr, sortis respectivement les 1er et 15 mars derniers. Le premier, dans lequel il s'est attardé sur la passion pétillante de la romancière pour le champagne, a captivé l'intérêt de plus de 89.000 spectateurs. Sa discussion avec le rappeur autour de son épicurisme, mise en ligne récemment, a, elle dépassé le cap des 28.000 vues, le jeudi 19 mars.
Ces scores se situent dans la moyenne haute de ceux de ses confrères de la télévision. À titre de comparaison, le podcast "Sillage" de Laurence Boccolini n'a dépassé qu'une seule fois la barre des 42.000 visionnages, les épisodes de "Passionnément" animés par Sophie Davant oscillent entre 27.000 et 129.000 vues, alors qu'Isabelle Morini-Bosc a, pour le moment, atteint son plafond avec 34.000 visionnages de son entrevue avec Michel Drucker. Audrey Crespo-Mara et son format "Aura", hébergé par TF1, ont récolté près de 90.000 clics pour la première avec Florent Pagny. Laurent Mariotte n'a donc pas à rougir face à ses comparses et peut se réjouir de ce lancement convaincant.
Contrairement à nombre d'influenceurs, le garant du bien manger n'a pas voulu d'une recette filmée. Il lui a préféré une émission lors de laquelle ses invités passent sur le grill de ses questions sur leur histoire à travers les plats et les goûts qui les ont marqués. Un format "pensé pour les plateformes : plus long, plus intime, plus narratif que ce que la case TV permet", comme l'indique le communiqué d'/influx, la maison de talents avec laquelle Laurent Mariotte a signé un contrat d’exclusivité. Celle-ci accueille déjà Guillaume Pley et son média "Legend" (6,5 millions d’abonnés), Laurent Baffie (1,9 million) qui propose à ses invités de "faire leur coloscopie pour aller dans les choses en profondeur" ou encore Xelito (2 millions) qui crée des expériences collectives humoristiques.

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