Justice
Discours lors de la convention de la droite : Eric Zemmour relaxé par la cour d'appel de Paris
Publié le 8 septembre 2021 à 14:29
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Le polémiste de 63 ans avait initialement été condamné dans ce dossier à 10.000 euros d'amende.
Eric Zemmour s'exprime sur les migrants en novembre 2020 sur CNews © Abaca

Eric Zemmour finalement relaxé. Selon l'AFP aujourd'hui, la cour d'appel de Paris a relaxé le polémiste poursuivi pour injure et provocation à la haine après une diatribe contre l'islam et l'immigration prononcée en 2019 lors d'un rassemblement politique à Paris. En première instance, le chroniqueur de 63 ans avait été condamné par la 17e chambre du tribunal de Paris pour ces propos à une peine de 10.000 euros d'amende. C'était en septembre 2020.

En septembre 2019, Eric Zemmour avait prononcé un discours virulent sur la scène de la "convention de la droite" organisée par des proches de Marion Maréchal. Le probable candidat à la présidentielle 2022 s'en était notamment pris aux immigrés "colonisateurs" et à "l'islamisation de la rue". "Tous nos problèmes aggravés par l'immigration sont aggravés par l'islam" avait également déclaré le polémiste. Trois jours après la tenue de ce discours, le parquet de Paris avait annoncé l'ouverture d'une enquête. Saisi après la diffusion en direct de l'intégralité du discours d'Eric Zemmour sur l'antenne de LCI, le gendarme de l'audiovisuel avait adressé une mise en garde à la chaîne info du groupe TF1 et en avait appelé au procureur de la République.

Un habitué des prétoires

Eric Zemmour a déjà été condamné à plusieurs reprises par la justice. En septembre 2019, il avait été définitivement condamné à 3.000 euros d'amende pour provocation à la haine religieuse après des propos anti-musulmans tenus en 2016 dans "C à vous". Éric Zemmour avait déjà été condamné en 2011 pour provocation à la haine, après avoir déclaré à la télévision que "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait". En revanche, poursuivi pour avoir notamment affirmé dans un journal italien que les musulmans "ont leur code civil, c'est le Coran", il avait été relaxé en appel en 2018. En février dernier, la 17e chambre du tribunal de Paris l'avait par ailleurs concernant des propos sur le maréchal Pétain et les Juifs dans "Face à l'info" sur CNews.

Par Benjamin Meffre | Journaliste
Passionné par les médias, l’économie et la politique, Benjamin est rédacteur en chef de puremedias.com dont il a intégré la rédaction en 2013.
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