C'est une décision qui va faire grincer des dents le collectif de juristes, débouté de sa requête urgente contre CNews et Europe 1. Reprochant à l'Arcom d'être laxiste face aux manquements répétés des deux médias sous le giron de Vincent Bolloré, les signataires constateront que l'autorité de régulation n'a adressé qu'une nouvelle mise en garde à l'encontre de la chaîne d'info en continu. Lors de l'assemblée plénière du 11 décembre dernier, les membres de l'institution ont planché sur deux séquences, diffusées le 1er juillet 2025 dans les émissions "L’Heure des pros" et "L’Heure des pros 2", relatives à la canicule et à la climatisation. À chaque fois, les intervenants du rendez-vous orchestré par Pascal Praud ont pu soumettre leur idée d'une absence de canicule en 2024 sans être contredits par le présentateur, ou un autre débatteur. Leurs propos répétés, "affirmant qu’il n’y avait pas eu de canicule en 2024, n’ont pas été rectifiés", juge le gendarme de l'audiovisuel.
"En conséquence, l’Arcom a fermement rappelé l’éditeur du service à ses obligations d’honnêteté et de rigueur de l’information", informe l'Arcom dans son communiqué. Aucune sanction n'est donc venue punir ce nouveau défaut de maitrise d'antenne, comme ce fut le cas encore dans leur décision rendue le 6 mars sur le traitement de la situation humanitaire à Gaza. Le canal 14 de la TNT s'en était sorti avec une simple mise en garde et des remontrances de l'institution, qui lui a demandé de "veiller, à l’avenir, à ce que la question du conflit israélo-palestiniens, d’une sensibilité toute particulière, soit traitée avec la plus grande rigueur au regard des obligations précitées".
Selon un décompte de nos confrères de "Mediapart" établi en janvier, l’Arcom a réprimandé CNews à 24 reprises et pour un montant de 530.001 euros d’amendes depuis 2019. La facture a grimpé à 630.001 euros après les deux nouvelles sanctions pécuniaires infligées pour des manquements dans deux éditions de l’émission "l’Heure des Pros 2 Eté", les 8 et 12 août 2025. À chaque fois, les propos incitaient à la haine et la discrimnation. L’autorité de régulation n’est jusqu’alors jamais allée au-delà de sanctions pécuniaires.

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