Claire Basini, Directrice Générale Adjointe en charge des activités BtoC chez TF1.
En septembre dernier, TF1+ expérimentait le micro-paiement pour diversifier ses revenus, au‑delà de la publicité et de son offre d'abonnement Premium. Le groupe privé proposait ainsi aux utilisateurs du service de pouvoir s'affranchir de la publicité moyennant quelques centimes d'euros, d'accéder en avant‑première à des programmes ou de débloquer des contenus additionnels, comme la chaîne live de la "Star Academy". Six mois après le lancement de cette offre, Claire Basini, directrice générale adjointe en charge du BtoC chez TF1, a tiré un premier bilan de cette approche transactionnelle. "Le démarrage, en septembre, a été au-delà de nos attentes, notamment sur les avant-premières de séries et de télé-réalités", a voulu souligner dans "Satellifacts" la DG à l'origine de cette manœuvre.
La transfuge du média "Brut", qui a confirmé que le gratuit restait au cœur du modèle de TF1, a concrétisé son enthousiasme par des chiffres flatteurs. "À date, nous comptabilisons près d'1 million de transactions", a-t-elle assuré. Avant de s'attarder sur les zones d'amélioration : "L'offre sans publicité, lancée en octobre, est plus récente et monte progressivement en puissance. Elle fonctionne par exemple sur les streameurs qui veulent binger une série ou sur une famille avec enfants qui désire se coucher moins tard et avoir une expérience plus immersive".
Le modèle inspiré du modèle du gaming n'en est donc qu'à son commencement et va encore s'étendre étant donné son succès. "Le développement se poursuit afin de proposer un paiement fluide et immédiat sur tous les environnements, notamment via la facturation opérateur", note Claire Basini, qui est en train de tester le système avec SFR. "Cela veut dire qu'en un clic sur sa télé, on peut payer le service", se réjouit-elle d'avance dans cet entretien. "Ces innovations sur le payant sont clés pour diversifier nos sources de revenus et maintenir durablement nos investissements dans les contenus premium", rappelle la quadragénaire.
Le lancement de cet accès à la carte intervenait dans un contexte où les foyers français dépensent en moyenne près de 50 euros par mois pour leurs abonnements audiovisuels et musicaux, selon une étude BearingPoint. Dans un univers dominé par les formules illimitées, TF1 propose donc une alternative. "Les utilisateurs veulent de la souplesse. Ils n’ont pas toujours envie de souscrire à un abonnement supplémentaire mais peuvent être prêts à payer un euro pour gagner du temps ou accéder à un contenu exclusif", résumait Claire Basini au moment de l'introduction de ce nouveau mode de monétisation. "Nous savons qu’une petite part seulement des utilisateurs recourra au micro-paiement", reconnaissait-elle. "Mais c’est suffisant pour générer des revenus additionnels significatifs, qui viendront renforcer le financement de nos contenus".
La fonctionnalité est disponible depuis début septembre sur les téléviseurs connectés, les applications mobiles et le web, et sera donc prochainement étendue aux box des fournisseurs d’accès à internet.

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