Roselyne Bachelot dans #QHM : "Nolwenn Leroy a été victime d'une agression insupportable"

Partager l'article
Vous lisez:
Roselyne Bachelot dans #QHM : "Nolwenn Leroy a été victime d'une agression insupportable"
Roselyne Bachelot invitée de #QHM © Dailymotion
La co-animatrice de Julien Arnaud chaque matin sur LCI était l'invitée de notre "Quart d'heure médias".

Nouvelle venue sur LCI, Roselyne Bachelot est chaque matin aux commandes de "La République LCI", de 10h à midi sur la chaîne info du groupe TF1, aux côtés de Julien Arnaud. Un mois après ses premiers pas dans ce nouvel exercice, l'ancienne ministre était ce mercredi l'invitée du troisième numéro de #QHM sur puremedias.com. Au cours de ce "Quart d'heure médias", elle a évoqué la politique à la télévision, les fake news, la plainte de Jean Messiha ou encore les prédictions de Raquel Garrido et la séquence de la jupe de Nolwenn Leroy dans "Salut les terriens". L'intégralité de l'entretien est disponible ci-dessus en vidéo, et voici une sélection de ses réponses.

À lire aussi
Audiences : Journée noire hier pour TF1
Audiences
Audiences : Journée noire hier pour TF1
"Koh-Lanta" : Les 24 candidats des "4 Terres"
TV
"Koh-Lanta" : Les 24 candidats des "4 Terres"
Audiences : "Fort Boyard" devancé par "Roches noires", TF1 au plus bas avec Franck Dubosc
TV
Audiences : "Fort Boyard" devancé par "Roches noires", TF1 au plus bas avec Franck...

"Julien Arnaud rattrape toutes mes bêtises !"

Sur son nouveau rôle de co-animatrice sur LCI
C'est une expérience très excitante ! Se retrouver aux co-manettes d'une grande émission, d'une grande séquence de deux heures... Heureusement, j'ai à mes côtés Julien Arnaud, un très grand professionnel et qui je dois dire rattrape toutes mes bêtises. Ce nouveau rôle, cette nouvelle expérience a participé à ma décision de quitter RMC. On ne m'a pas demandé d'abdiquer ma personnalité, on m'a demandé de faire du Bachelot et ça m'allait très bien. On m'a demandé de donner mon regard sur l'actualité, et de me retrouver aux côtés de Julien et de Natacha Polony, une éditorialiste qui compte dans notre émission. On est un trio !

Sur le fait de parler à nouveau de politique
Je crois que je suis passée à une autre séquence de ma vie. Quand j'ai quitté la politique en 2012, les gens se sont demandés si j'étais vraiment partie et pensaient que je reviendrai. On mettait en doute la véracité de mes propos. Pendant cette séquence de cinq ans, j'ai fait en quelque sorte un sas de décontamination. J'ai apporté au CSA la certitude que je n'étais adhérente d'aucun parti, que je ne participais ni de façon occulte ni de façon officielle à la vie d'un quelconque parti. J'ai mes opinions, j'ai mes idées, elles sont connues, comme beaucoup de journalistes d'opinion dans la presse. C'est ça qui m'a permis de revenir à de la politique pure et dure.

"On va au-delà de l'écume et on s'intéresse à la vague"

Sur la possibilité de parler de politique sereinement à la télévision aujourd'hui
Il ne faut pas parler de politique sereinement à la télévision ! Ca voudrait dire plat, purement informatif. Ce que je note, et en particulier avec l'arrivée d'un certain nombre de politiques dans les médias, c'est qu'il y a une soif dans les médias de ne pas être que des apporteurs d'information mais d'apporter des regards sur cette information, et que ces regards soient multiples.

Sur la banalisation de propos extrémistes tenus par des chroniqueurs ou commentateurs politiques
Il ne faut pas confondre un discours avec de l'aspérité et des opinions avec des discours violents, agressifs et stérilement polémiques ou extrémistes. Créer du mouvement, créer du débat d'idées, c'est ça la démocratie ! Et je me sens parfaitement à l'aise et légitime dans ce débat d'idées.

Sur les éléments de langage
C'est toujours la difficulté dans l'information, c'est de surréagir à un mot malencontreux. On l'a vu récemment quand le président de la République a parlé des fainéants ou quand Jean-Luc Mélenchon a parlé des nazis. On surréagit à des détails. C'est pour ça que je souhaite aussi être dans une émission d'information où on va au-delà de l'écume et on s'intéresse à la vague.

"Il faut bien sûr avoir un polémiste du Front national"

Sur la vérité, les fake news, et le discours de Jean-Luc Mélenchon sur la rue qui aurait fait tomber les nazis...
C'est justement notre tâche et notre mission de retrouver la vérité. Le dernier numéro de "Philosophie magazine" parle justement de ce rapport très étrange à la vérité que nous avons, nous journalistes ou même l'opinion publique. Chacun veut avoir une vérité qui colle à ce qu'il pense. Vladimir Volkoff, grand écrivain qui a particulièrement étudié les questions d'information, disait que celui qui ne lit qu'un journal est forcément désinformé. Il faut lire plusieurs journaux ! Même si vous êtes de droite, il faut lire "L'humanité" ! Et si vous êtes communiste, il faut lire "Le Figaro" !

Sur les partis qui veulent lancer leur propre média
Ils ont raison ! Ils communiquent via ces médias. Il y a au moins un avantage : c'est comme le Port Salut, c'est écrit dessus ! Mais ça fait très longtemps que les partis ont leur propre média.

Sur la plainte du frontiste Jean Messiha à l'encontre d'Europe 1, qui a décidé qu'il ne participerait pas à l'émission de Christophe Hondelatte
Il n'y a qu'une attitude à avoir : à partir du moment où un parti n'est pas interdit, où il a des représentants à l'Assemblée nationale, il faut bien sûr avoir un polémiste du Front national, parfaitement étiqueté en tant que telle. S'il est tout seul, c'est problématique mais si toutes les sensibilités sont représentées, il faut qu'il soit là !

"Nolwenn Leroy est victime d'une agression insupportable"

Sur l'affaire de la jupe de Nolwenn Leroy
Je ne peux pas exclure que cette affaire ait été faite avec l'accord de Mme Leroy, qu'elle ait été consentante et qu'elle ait joué un travail d'actrice. Mais en regardant la séquence, on n'a pas le sentiment qu'elle soit d'accord. Et là, c'est très intéressant et très caractéristique. Cette femme est victime d'une agression qu'elle ne souhaite pas, où un homme relève sa jupe, ce qui est vraiment quelque chose d'insupportable. Et c'est elle qui se retrouve en difficulté, ce qui est quand même tout à fait incroyable ! On est face à une attitude tout à fait classique : lors d'une agression, les femmes se sentent coupables ou diminuées. Elles se disent "Si je réagis, je vais avoir l'air d'une imbécile, d'une fille qui manque d'humour". Et ça c'est vraiment intolérable. Je me sens une sororité avec Nolwenn Leroy dans la difficulté où on la met suite à un geste qui est une agression. C'est clair, c'est net.

Sur les propos de Thierry Ardisson à l'encontre du CSA
Je déteste les amalgames, et en particulier avec une période qui veut dire quelque chose dans notre histoire. Ca revient à traiter le CSA de collabos, et les gens qui ont été choqués sont mis sur le même plan que ceux qui dénonçaient les juifs. Ce n'est pas possible, on ne peut pas tenir de tels propos. Ensuite, le CSA est une institution de la République, et en tant que telle il mérite d'être respecté. En plus, le CSA n'a pas rendu son jugement, il a été l'objet de signalements, il va faire une enquête et le mettre en cause à cette étape de la procédure est sans objet. Mais le signalement au CSA, de ce que j'ai vu, mérite d'être fait.

"Raquel Garrido a été prise la main dans le sac"

Sur les prédictions de Raquel Garrido sur le succès d'une manifestation qui n'avait pas encore eu lieu
J'ai salué l'arrivée d'un certain nombre de personnalités politiques dans les médias, en pensant qu'ils avaient leur place. Le cas de Raquel Garrido est très précis. Elle ne comprend pas ce que je veux dire, je n'ai pas d'animosité à son égard, elle a bien sûr le droit de défendre ses idées, mais il y a une confusion qui est tout à fait regrettable parce qu'elle n'a pas, contrairement à moi, quitté la politique. Elle reste porte-parole de la France Insoumise et chroniqueuse rémunérée en même temps. Cette confusion est extrêmement gênante et elle a été prise la main dans le sac. Elle ne fait plus de l'information ou de la chronique, mais de la désinformation en présentant une manifestation comme un succès - d'autant que tous les observateurs ont convenu que c'était une déception. C'est quand même un peu dommage !

Sur sa brouille avec Laurent Ruquier et leur réconciliation
C'est une vieille histoire qui remonte à une époque où Laurent Ruquier animait une émission sur Europe 1, et un de ses chroniqueurs avait fait un très gros dérapage. Ca m'avait fait beaucoup de peine, et j'avais très mal supporté les injures qui m'avaient été portées - et qui n'étaient pas du fait de Laurent. Je lui avais simplement reproché de ne pas avoir réagi comme il aurait dû. On a été en froid pendant un moment et un jour, on s'est revu et comme dans tous les ménages, on s'est dit qu'on devait avoir des torts chacun de notre côté. Et on s'est réconcilié ! C'est un des meilleurs professionnels de la télévision à l'heure actuelle.

Sur le même thème
l'info en continu
Le Daily News n'aura plus de rédaction physique
Presse
Le Daily News n'aura plus de rédaction physique
"La Marseillaise" : "La Provence" ne déposera finalement pas d'offre de reprise
Presse
"La Marseillaise" : "La Provence" ne déposera finalement pas d'offre de reprise
Téléfoot : Mediapro conclut un accord de distribution avec Bouygues
Business
Téléfoot : Mediapro conclut un accord de distribution avec Bouygues
Eric Di Meco : "Une finale de Ligue des champions, ça ne se refuse pas"
Sport
Eric Di Meco : "Une finale de Ligue des champions, ça ne se refuse pas"
Audiences : Bon niveau pour "L'Equipe d'Estelle" sur L'Equipe
Audiences
Audiences : Bon niveau pour "L'Equipe d'Estelle" sur L'Equipe
"Le vrai mag" : A quoi ressemblera le "CFC" de Téléfoot ?
Sport
"Le vrai mag" : A quoi ressemblera le "CFC" de Téléfoot ?
Vidéos Puremedias