Patrick Sébastien a honoré sa parole. Au lendemain du portrait "à charge et à décharge" qui lui était consacré dans "Complément d’enquête", le "provocateur" est venu débriefer sur le plateau de "Tout beau, tout n9uf" ce qu’il a qualifié de "traquenard". Son interview volcanique dans les fauteuils rouges de Tristan Waleckx a permis au magazine d’investigation de France 2 de signer son record de saison. Mais, elle n’a pas été du goût de l’intéressé, qui s’en est plaint auprès de Cyril Hanouna. "Il y avait 50% de positif, et 50% de négatif, où les 50% de positif, c'était des témoignages de gens à visage découvert, et puis dans le négatif, la plupart c'était des gens floutés où tu peux faire dire ce que tu veux à n'importe qui. Le but est de me démonter, de me décrédibiliser au maximum. C'est pas du journalisme pour moi", a dénoncé dans le premier temps l'amuseur public.
L'imitateur et homme de spectacle a également révélé à son ami de toujours qu'il avait découvert l'enquête dont il faisait l'objet sur le siège réservé à l'invité, juste avant d'être interrogé par le présentateur. "J'ai voulu le regarder avant, ils m'ont dit 'non'", a-t-il assuré, ajoutant avoir gardé son calme pendant la diffusion, au contraire de son épouse, Nathalie Boutot, plus véhémente. En revanche, au moment de l'entretien, l'ancienne vedette du service public est sorti de ses gonds à plusieurs reprises pour déplorer les témoignages à charge contre sa personnalité ou son passé. Il a d'ailleurs dévoilé avoir enregistré un échange plus "soft" que la "première prise très trash". "Ça a démarré très, très chaud et une fois que ça a été fini, il y a eu discussion", a-t-il fait savoir. Mais, avec l’accord de la production de l'émission, dont il a néanmoins salué le professionnalisme, il a préféré sélectionné la version non édulcorée de ses propos.
Patrick Sébastien a ensuite pointé du doigt le long passage (8 minutes) de l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Béziers pour exhibition sexuelle au Cap d’Agde. Pour le chanteur, c'est plutôt la gestion de l'information autour du signalement fait par l'association "Osez le Féminisme" qui pose problème. "Il y a une enquête préliminaire. Il n'y a pas de plainte. Ce signalement, ça s'est passé il y a huit mois. Et comme par hasard, c'est sorti il y a deux jours, comme si ça venait d'arriver", rappelle celui qui a bien reconnu avoir reçu une fellation sur scène. Selon lui, la source de cette fuite ne fait aucun doute : "Qui a communiqué l'information ? Le service de communication de France Télévisions. C'est eux qui ont balancé ça, il y a deux jours, comme si c'était arrivé là."
Sur le sujet de cet acte sexuel, l'interprète des "Sardines" estime qu'"il y a deux poids, deux mesures". "Philippe Katerine peut se montrer à poil, là il n’y a pas de problème. Là on ne voit rien du tout et c’est moi qui prends", s’est-il défendu, regrettant que ses 50 ans de carrière "se réduisent à ça". Mais, le chanteur, avec son langage toujours aussi fleuri, préféré dédramatiser et ironiser sur les risques encourus (2 ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amendes). "Moi ce que je veux, c’est qu’ils me mettent un bracelet électronique. Mais pour aller au bout du truc, il ne faudrait pas qu’il me le mette à la cheville mais à la b***", a rétorqué celui qui souhaite continuer à divertir et "représenter" les gens d’en bas, malgré les polémiques. "Il faut relativiser, tout ça c’est que dalle par rapport à ce qu’il se passe aujourd’hui", a-t-il conclu.
Invité par Cyril Hanouna pour débattre avec Patrick Sébastien, Tristan Waleckx ne s'est pas rendu sur le plateau de "TBT9". L’équipe de "Complément d’Enquête" a toutefois tenu à donner sa version des faits, via un communiqué signé par Clément Castex, rédacteur en chef adjoint du magazine. "Ce reportage, Patrick Sébastien en connaît l'existence depuis le début : rien ne lui a été caché, il a été le premier informé, à l'instant où nous l'avons lancé cet été, nous l'avons appelé", pouvait-on lire à l'écran. "Ce portrait, Patrick Sébastien a d'abord accepté d'y participer, jusqu'à ce qu'il nous impose une condition impossible à accepter dans le cadre d'une enquête journalistique : interdiction d'évoquer l'affaire du Cap d'Agde, pour laquelle la justice a ouvert une enquête pour exhibition sexuelle. Cette affaire a été traitée durant 8 minutes, sur les 62 que compte le reportage. Et Patrick Sébastien l'évoque lui-même spontanément lors de l'interview en plateau lorsque Tristan Waleckx lui pose une question d'ordre politique", explique également le porte-voix de la rédaction.

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