Les mensonges de l'année 2017

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Les mensonges de l'année 2017
François Fillon
François Fillon © Abaca
puremedias.com a collecté les plus gros mensonges de ces douze derniers mois.

Mentir est un vilain défaut ! A l'occasion de cette fin d'année, puremedias.com vous propose de revenir sur les dix mensonges qui ont marqué 2017. Cette année, qui a été rythmée par une campagne présidentielle effrénée, a été notamment nourrie par les sorties de nos hommes et femmes politiques.

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Ainsi, François Fillon s'est révélé un maître en la matière, notamment lorsqu'il a été cerné par la presse qui a dévoilé plusieurs affaires à son sujet. Mais son concurrent à l'élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, a su aussi faire parler de lui avec son pacte d'entre-deux-tours avec le Front national. Du côté des divertissements, le faux-départ du petit écran de Thierry Moreau a sa place dans ce classement, tout comme le terrible mensonge de Dany Machado dans "Incroyable talent".

"Il n'y a qu'une seule chose qui m'empêcherait d'être candidat, c'est si j'étais mis en examen"

François Fillon

Il s'agit certainement du plus gros mensonge de cette année 2017. Sur le plateau de TF1, le 21 janvier 2017, face à Gilles Bouleau, François Fillon était venu en "opération transparence", deux jours après les révélations du "Canard enchaîné" concernant les emplois fictifs présumés de sa femme, Penelope Fillon. Il a alors fait une promesse : "Il n'y a qu'une seule chose qui m'empêcherait d'être candidat, c'est si mon honneur était atteint, si j'étais mis en examen". Et il a insisté : "J'ai toujours dit que je ne pourrais pas être candidat à la présidence de la République, si je n'avais pas seulement un soupçon, mais s'il y avait une évidence que j'avais transgressé la loi", avant de conclure : "Ce n'est pas le cas."

En mars 2017, en marge du salon de l'Agriculture, il a organisé une conférence de presse au QG des Républicains et a annoncé qu'il allait être mis en examen. Toutefois, malgré sa promesse, François Fillon a déclaré qu'il ne se retirait pas de la course à l'Elysée. "Au-delà de la procédure judiciaire, c'est au peuple français et à lui seul que j'en appelle désormais (...) parce que seul le suffrage universel et non pas une procédure menée à charge peut décider qui sera le prochain président de la République", a-t-il lancé.

"J'ai écrit cette chanson pour rendre hommage à un ami décédé au Bataclan"

Dany Machado ("La France a un incroyable talent")

Il n'a jamais existé. Le 23 novembre dernier, M6 a diffusé un numéro touchant lors du deuxième épisode de la saison 12 de "La France a un incroyable talent" : le jeune Dany Machado a interprété un rap en hommage à l'un de ses amis disparu. "J'ai écrit cette chanson pour rendre hommage à un ami, Alexandre. Il est décédé il y a deux ans au Bataclan. C'était pour lui rendre hommage. Mais ce n'est pas vraiment une chanson, c'est un texte de rap que j'ai écrit", a-t-il expliqué, avant de chanter et d'émouvoir le jury et les téléspectateurs avec sa prestation.

Mais quelques jours plus tard, des internautes ont constaté qu'aucune victime prénommée Alexandre ne figurait parmi les morts des attentats du 13 novembre 2015. L'association de famille de victimes, "Life for Paris", a décidé d'alerter le CSA à ce sujet, demandant notamment à M6 de "présenter ses excuses à ses spectateurs, ainsi qu'aux victimes réelles des attentats". De son côté, Dany Machado a posté un message sur Facebook où il s'est excusé et où il confirme qu'il n'a "pas vraiment perdu d'amis au Bataclan".

"Je ne me rallierai jamais au Front national"

Nicolas Dupont-Aignan

Plus c'est gros, plus ça passe. Le 29 avril dernier, durant l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan a scellé un pacte avec Marine Le Pen, la cheffe du Front national. Si elle était élue présidente de la République, elle le nommerait Premier ministre de son gouvernement. Il s'agissait alors de la première alliance importante du Front national avec un autre parti, ici Debout la France.

Sauf qu'une fois Marine Le Pen battue par Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan a déclaré que les médias s'étaient rendus coupables d'"une surinterprétation" de son rapprochement avec le parti frontiste. Au micro d'Europe 1, le 17 mai, le député de Yerres a déclaré : "J'ai toujours dit que Debout la France resterait un parti totalement indépendant. Je ne me suis pas rallié au Front national, je ne me rallierai jamais au Front national. J'ai simplement voulu casser la malédiction de la division de la droite, qui fait que la gauche, minoritaire dans le pays, a réussi à faire élire Macron."

"On a annoncé le suicide de ma femme sur des chaînes de télévision"

François Fillon

Empêtré par diverses affaires, dont celles liées aux emplois présumés fictifs de sa femme, François Fillon s'est rendu le 5 mars sur le plateau du 20 Heures de France 2 de Laurent Delahousse. Le candidat LR a ainsi dénoncé les "attaques" contre sa famille qui l'avaient blessé. "On a annoncé le suicide de ma femme mercredi matin sur des chaînes de télévision", a-t-il affirmé. Si des rumeurs folles ont circulé à son sujet sur les réseaux sociaux, aucune chaîne n'a évoqué le suicide de Penelope Fillon.

"J'ai pris la décision de quitter 'Touche pas à mon Poste'"

Agathe Auproux ("Touche pas à mon poste")

Menteuse et de mauvaise foi. Le mercredi 20 décembre, Agathe Auproux a annoncé sur compte Twitter qu'elle arrêtait sa collaboration avec l'émission présentée par Cyril Hanouna sur C8. "J'ai pris la décision de quitter Touche pas à mon Poste. Je vous en dis plus très vite. Un grand merci aux équipes pour ces 8 mois exceptionnels", a-t-elle écrit. Le soir même, la chroniqueuse a participé au prime "Baba Noël", dans lequel elle a révélé qu'il s'agissait d'un canular.

Le lendemain matin, l'ancienne plume des "Inrocks" a profité de son buzz pour faire la morale aux journalistes ayant repris son mensonge : "Le plus fou c'est qu'il y aura sans doute beaucoup plus d'articles sur le pauvre tweet d'une chroniqueuse (repris sans vérification, avec toutes les extrapolations possibles), que sur le fait que Cyril Hanouna vient d'offrir un toit à une famille en détresse et dans la difficulté". Avec ses propos, la chroniqueuse de C8 aura surtout perdu toute crédibilité.

"Je ne suis pas un soutien de François Fillon"

Barbara Lefebvre ("L'Emission politique")

Une filloniste refoulée ? Le 6 avril dernier, durant "L'Emission Politique" d'Emmanuel Macron, Karim Rissouli a donné la parole à Barbara Lefebvre, présentée comme une simple professeure d'histoire-géographie. Alerté par les réseaux sociaux qu'elle serait un soutien de François Fillon, le journaliste a vérifié cette information auprès de Barbara Lefebvre, qui a totalement nié. "Vous n'êtes pas soutien de François Fillon ?", a demandé en ultime vérification Léa Salamé. "Pas que je sache", a répondu l'invitée.

Or, quelques jours plus tard, la professeure a écrit une tribune sur le site du "Figaro" dans laquelle elle a déclaré qu'elle était finalement un soutien du candidat des Républicains à la présidentielle, tout en étrillant les journalistes. Toutefois, elle s'est défendue d'être encartée dans le parti de droite et qu'il était facile de trouver des traces de sa participation à une réunion de travail baptisée "Familles avec Fillon".

Elle annonce le succès de sa manifestation deux jours en avance

Raquel Garrido

La madame Irma insoumise. Le 26 septembre dernier, dans "Les Terriens du dimanche" sur C8, Raquel Garrido a vanté la réussite de son rassemblement contre la réforme du Code du travail. Le problème : l'émission étant enregistrée le jeudi, l'avocate a annoncé le succès de sa manifestation 48 heures avant qu'elle ait lieu. Ainsi, la femme politique ne pouvait pas être certaine du résultat de la manifestation, qui a finalement réuni 30.000 personnes, selon la police, et 150.000 manifestants, selon le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Elle a assuré que cette séquence aurait été coupée au montage si elle avait eu tort, mais là encore, difficile d'en être sûr. Car à part les Insoumis, personne n'a réellement considéré ce rassemblement comme un véritable succès.

"Chaque candidat non-désigné prendra une part active dans la convention d'investiture en soutenant le candidat investi"

Manuel Valls
Il y avait une ligne dans le règlement de la primaire de la gauche que tous les candidats ont signé en janvier 2017 et qui les engageait : "Chaque candidat-e non-désigné-e prendra une part active dans la convention d'investiture en soutenant le-a candidat-e investi-e". Il semble que Manuel Valls n'ait pas tenu cette parole. Arrivé derrière Benoît Hamon lors du deuxième tour de leur primaire, l'ancien Premier ministre a confié le 14 mars à "Paris Match" qu'il ne soutiendrait pas le socialiste durant la campagne présidentielle. "Je ne peux pas apporter mon parrainage à Benoît Hamon. Je ne pourrais pas assumer autant de contradictions", s'est-il justifié, déclarant : "Hamon ne suscite pas d'engouement."

"On a l'accord de tous les candidats"

Michel Field

Un peu trop sûr de lui. Le 1er mars, Michel Field, ancien patron de l'information du groupe audiovisuel public, a annoncé devant la presse que France Télévisions comptait organiser un débat avec tous les candidats à la présidentielle avant le premier tour, le jeudi 20 avril, à l'instar de celui préparé par CNews et BFMTV. "On a l'accord de tous les candidats", a-t-il affirmé, avant de lâcher : "Il n'y a pas besoin de sortir de Polytechnique pour se dire que ça serait bien, en année présidentielle, d'organiser des débats, avant, avec tous les candidats."

Mais à la fin du mois de mars, rien ne s'est passé comme prévu. Via son blog, Jean-Luc Mélenchon a déclaré ne pas vouloir participer au débat de France 2. Il a critiqué notamment le choix de la date de cette émission à quelques jours du premier tour de la présidentielle. Quelques jours plus tard, Emmanuel Macron a aussi émis des réserves concernant ce débat à onze : "Pas un débat de dernière minute. Je m'en remets au CSA pour son organisation avec les chaînes." Ainsi, n'ayant finalement pas eu l'accord de tous les candidats, France 2 a décidé d'organiser une grande émission ce même jeudi où chaque candidat s'est succédé pour 15 minutes d'interview.

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