Jean-Marie Cavada sur l'article 13 : "Je n'ai jamais vu un texte qui soulève une telle propagande des GAFA"

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Jean-Marie Cavada sur l'article 13 : "Je n'ai jamais vu un texte qui soulève une telle propagande des GAFA"
Le député européen Jean-Marie Cavada explique auprès de puremedias.com la directive européenne sur le droit d'auteur.
Le député européen Jean-Marie Cavada explique auprès de puremedias.com la directive européenne sur le droit d'auteur. © Abaca
Le député européen et ancien journaliste a détaillé à puremedias.com la directive européenne sur le droit d'auteur qui sera présentée au parlement le 26 mars prochain.

Fin février, des représentants de la Commission européenne, du Parlement européen et du Conseil européen se sont entendus sur une version commune de la directive européenne sur le droit d'auteur. Très attendu par les éditeurs de presse et les créateurs, ce texte est fustigé depuis plusieurs mois par les géants du web, dont Google et sa filiale Youtube. Le 26 mars prochain, le texte sera présenté définitivement en séance plénière au Parlement européen. Pour en parler, puremedias.com s'est entretenu avec Jean-Marie Cavada, député européen du parti Génération Citoyens et défenseur de la directive européenne sur le droit d'auteur. Il a aussi été journaliste à France Télévisions, Radio France, La Cinquième et TF1.

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Propos recueillis par Florian Guadalupe.

puremedias.com : Fin février, un accord a été trouvé sur la directive européenne sur le droit d'auteur. A quoi ressemble désormais le texte ?
Jean-Marie Cavada
: Premièrement, il s'agit de donner aux créateurs artistiques de toute nature, à travers l'article 13, et à la presse, à travers l'article 11 sur le droit voisin, l'instrument juridique pour aller devant les tribunaux s'ils ne sont pas d'accord avec le comportement d'une plateforme. C'est-à-dire qu'ils peuvent saisir la justice si certains de leurs contenus ont été volés ou si leurs contenus ont été achetés à vil prix et que les créateurs n'avaient pas les moyens de se défendre juridiquement. Cette directive européenne leur offre un filet juridique qui leur donne une garantie.
Deuxièmement, il n'y a aucun filtre de censure. Les contenus ne nous intéressent pas. Ce texte ne touche pas la liberté d'expression et la liberté de consultation. Les GAFA prétendent le contraire car ce texte touche à leur porte-monnaie. Ce texte touchera uniquement l'obligation de payer ce qu'on prend pour créer une plateforme et gagner sa vie de plateforme. Quand une plateforme prend des contenus et qu'elle gagne sa vie par les publicités, que ce soit direct ou indirect, elle sera alors obligée de passer par une base juridique. Si les contenus sur lesquels elle appose de la publicité sont libres de droit, rien ne change. Si les contenus ne sont pas libres de droit, elle devra négocier avec les auteurs ou les représentants sur la rétribution qu'elle leur doit.

Ils ont dit
"Une majorité au Parlement européen semble d'accord avec le texte tel qu'il a été négocié."
Jean-Marie Cavada

Ce texte sera présenté définitivement le 26 mars à Strasbourg. Pensez-vous qu'il sera adopté dans sa dernière version ?
Je ne veux pas faire de prévisions. Le 5 juillet 2018, le texte a été retoqué sur l'effet de la propagande des plateformes. Mais le 12 septembre 2018, il a été adopté. Par conséquent, je ne peux pas savoir. Je sais simplement qu'à ce jour, une majorité - que je ne suis pas capable de mesurer - semble d'accord avec le texte tel qu'il a été négocié. Mais il y a des gens qui ne seront pas d'accord. Par exemple, les fédérations sportives qui ont été oubliées par le rapporteur - il n'a pas eu le courage de les inclure dedans - ne sont pas contentes.

Pourquoi n'ont-ils pas été inclus ?
Parce que le droit juridique des fédérations à imposer aux diffuseurs des négociations n'a pas été repris dans le texte. J'avais déposé un amendement dans ce sens. Le rapporteur qui a eu peur des campagnes des Gafa n'a pas osé faire le métier qu'on attendait de nous.
Globalement, ce sera un pas énorme en avant car jusqu'à présent, à part quelques pays comme la France ou l'Allemagne, le droit de l'auteur ou le droit voisin de l'entreprise de presse n'existaient pas. C'était une négociation libre. C'est pour ça qu'on assistait dans la presse à des "marchés de tube", c'est-à-dire des journaux qui touchaient de très petites sommes pour donner tout leur contenu à des plateformes.

Comment se dessine la fin du calendrier pour cette directive alors que les élections européennes approchent ?
Si le texte n'est pas adopté au Parlement européen le 26 mars, il restera une dernière session en avril. Ensuite, ça regardera la prochaine législature.

L'accord sur le Brexit est toujours en cours de discussion. Sait-on si la Grande-Bretagne sera concernée par la directive européenne sur les droits d'auteur ?
Aussi longtemps que la Grande-Bretagne sera dans l'Union européenne, oui. Après, ce sera au pays de transposer la loi. Comme pour tous les sujets débattus au Parlement européen.

Ils ont dit
"On m'a menacé et on m'a appelé pour me dire : 'On connait toute votre vie, monsieur'."
Jean-Marie Cavada

Pourquoi ce texte est-il tant combattu par les plateformes numériques ?
Il est combattu parce qu'il touche aux portefeuilles des bénéfices des plateformes numériques. Ils auront l'obligation de payer. Ils ont utilisé des moyens de rouleaux compresseur, de propagande et de mensonge. Nous avons aussi reçu des pressions et des menaces. Nous avons tout eu. Je n'ai jamais vu en 15 ans de mandat un texte qui soulevait une telle somme de dévoiement, de propagande. Je vous résume les choses. Sur la propagande, il y a eu beaucoup d'argent dans les cabinets de conseils de Bruxelles et de certains pays, y compris en France. Ensuite, le mensonge : vous alliez avant le mois de juillet sur Wikipédia et la page d'accueil était 'Vote Against Copyright'. Il y a un onglet pour savoir qui est derrière cette campagne. Vous tombez sur une fondation de Google. Or, il est écrit noir sur blanc dans le texte que Wikipédia n'est absolument pas concerné par la directive. C'est du mensonge !

Vous avez également parlé de pressions...
C'étaient des milliers de messages reçus en une nuit sur nos ordinateurs. Le président du Parlement a dû changer son ordinateur. Il avait cramé dans la nuit parce qu'il avait reçu plusieurs milliers de messages. Puis, nous avons aussi reçu des menaces. On m'a appelé pour me dire : "On connait toute votre vie, monsieur". Il faut quand même se rendre compte que c'est d'une très grande gravité. Ca montre d'ailleurs le dévoiement absolu des grandes puissances mondiales. Il faut avoir le courage de le dire. C'est très grave.

De nombreux créateurs sur Youtube ont fait part de leurs craintes concernant l'article 13 de la directive européenne. Ces inquiétudes étaient-elles justifiées ?
Non. Les créateurs ont intérêt à avoir l'article 13. Ils percevront de l'argent, sauf s'ils préfèrent être vus plutôt que payés. Le droit d'auteur est un droit fondamental et moral. Si les créateurs veulent être rémunérés, il leur faut une base juridique pour avoir une sorte de contrat du travail et être ainsi rémunérés pour leurs oeuvres.

Ils ont dit
"Tout ça, ce sont des arguments mensongers et des menaces."
Jean-Marie Cavada

Chaque jour, Youtube a un important nombre de vidéos uploadées sur sa plateforme. Comment peut-elle réguler l'ensemble de ses contenus afin de respecter le droit d'auteur ?
Sur la plupart des oeuvres, il est indiqué si elles respectent ou non le droit d'auteur. Ensuite, si ce n'est pas indiqué, ce sera à Youtube d'engager des personnes pour le savoir. La plateforme peut également créer un répertoire pays par pays, continent par continent, des oeuvres qui sont libres et des oeuvres qui ne le sont pas, en demandant par exemple aux sociétés d'auteurs de lui fournir un tableau.

Youtube indique qu'ils n'auront jamais la main d'oeuvre nécessaire pour filtrer chaque vidéo uploadée...
Vous leur direz de ma part que ça me fait vraiment pleurer. Vous savez quel est le chiffre d'affaires de Google en 2018 ? 253 milliards de dollars. Vous savez quel est son bénéfice ? 28 milliards de dollars. Faites moi pleurer (rires). C'est un commerce qui n'a pas de règles commerciales. Il faut qu'il y en ait. Si je suis vendeur de vélos, il faut que j'achète des vélos avant, je ne vais pas les voler. C'est ce principe. Auparavant, ces plateformes récupéraient des contenus qu'elles n'avaient pas créés pour réaliser du bénéfice. Il y a quelques années, il y a eu une catastrophe avec "El Pais", le quotidien espagnol. Le journal n'était pas content de la rémunération de Google. Google l'a désindexé et déréférencé. "El Pais" a failli plonger financièrement.

Concernant l'article 11 sur le droit voisin, Google a justement menacé de fermer l'onglet Google News en Europe. Le risque n'est-il pas trop grand pour les médias ?
Un risque de quoi ? Qu'il le ferme ? D'autres reprendront leur activité. Les entreprises de presse seront hautement bénéficiaires parce qu'une partie de leur activité reviendra justement aux médias. Il n'y a pas de risque. C'est simplement un chantage commercial et abusif.

Google News reste quand même l'un des agrégateurs les plus puissants d'internet et apporte un flux de visites important aux sites web.
Il y aura toujours des avantages et des risques. Je ne vois aucun inconvénient à mener cette bataille. Si ce n'est pas Google News qui paiera ce service, ce sera quelqu'un d'autre et il sera content que le monopole de Google soit terminé. Tout ça, ce sont des arguments mensongers et des menaces. Pourquoi il fermerait Google News ? Parce qu'il faut débourser un peu d'argent ? On rêve (rires).

Ils ont dit
"Je mènerai campagne contre l'arrêt du 'Soir 3' parce que c'est un déni de la nature du service public."
Jean-Marie Cavada

Enfin, un petit mot sur le "Soir 3", que vous avez présenté dans les années 70. Il pourrait être bientôt supprimé. Cette décision de France Télévisions vous semble-t-elle justifiée ?
Je suis très en colère qu'on ose prendre une telle décision. Voilà un service public qui n'aura plus de journaux de nuit après 23h. Toutes les grandes télévisions européennes ont un journal la nuit. La plupart d'entre elles diffusent ces journaux à heure régulière. Pour des raisons "économiques" - comme s'il n'y avait pas d'autres endroits pour faire des économies -, France Télévisions va priver les Français de l'une des principales missions qui justifie la redevance, c'est-à-dire le journalisme et l'information. TF1 et M6 n'ont pas de journaux de nuit. France 2 n'a plus de journal de nuit - ce qui est tout à fait anormal. Mais voilà le dernier journal de nuit du service public qui pourrait être supprimé...

Comptez-vous agir ?
Je mènerai campagne contre ça parce que c'est un déni de la nature du service public. On doit donner de l'information qui conditionne le jugement démocratique des Français. Ce n'est pas rien.

Jean-Marie Cavada
Jean-Marie Cavada
Jean-Marie Cavada : "La suspicion qui pèse sur les décisions du CSA ne rendra service ni au CSA, ni à la loi Hollande"
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L'Œil

Salutations :)
Je sens que ça te démange de reposter !



Marcel

@Sami Boukortt.. vous intervenez comme porte parole (non officiel) de Google

vous voulez parler de Google..

. qui en 2018 a supprimé la mention "don't be evil" de sa charte de bonne conduite

. qui a baissé sa culotte devant la dictature et le censure Chinoise pour tenter de préserver sa croissance et son futur cours de bourse

. qui fait de l'optimisation fiscale en Irlande et de l’évasion fiscale à Belize au détriment des contribuables

. qui a manipulé les suggestions de mot clés de son moteur de recherche en faveur de Mme Hillary Clinton lors de la dernière présidentielle par exemple

. qui n'hésite pas à fermer les comptes Adsense des webmasters et youtubers de manière arbitraire et avec perte et fracas pour ces derniers sans presque aucun recours possible

. qui a financé la soit-disante "encyclopédie libre" créé par des contributeurs Esclaves 2.0 (dont certains sont des enseignants et chercheurs payés par les deniers publics) pour tuer l’encyclopédie Encarta de Microsoft (bon débarras)

... et qui aujourd'hui cherche une alternative à Wikipedia en pillant le contenu des webmasters (sans renumération) pour alimenter son knowledge-graph y compris par copier/coller du contenu de son concurrent Microsoft

. qui tente d'imposer sa technologie (open source sic !!!) AMP pour privatiser le web mobile

. qui...



Sanmibor

C'est marrant ces ayant-droits qui chouinent, mais qui en même temps portent réclamation pour prendre TOUTE la monetisation a des créateurs sur internet pour des extraits de 5s (alors que c'est légal, dans le droit à la parodie ou la citation).
Alors oui les GAFA ont menti, mais les ayant-droits aussi.
Au final, c'est le créateur sur Internet qui se fait avoir. Et donc aussi le spectateur. Comme d'habitude.



Emrata.

Tout dépend de l’article finalement voté. Une version dure obligerait YouTube a valider toutes les vidéos. Vu la masse, c’est physiquement impossible et seuls de grosses boites européennes, partenaires de Google, pourraient encore publier des vidéos. Il se peut que ce soit une version plus douce qui soit votée, mais rien n’est acté.



NorbertGabriel

Salut, je ne passe plus que très rarement, mais quand il y a un commentaire plus intéressant que l'article, je m'attarde.. Je ne sais pas si Cavada se trompe de combat, mais il y a un réel problème de droit d'auteur quand on constate que certains youtubeurs ont des revenus bien plus importants que les artistes dont ils utilisent le travail. Pour ce qui est de la critique ou des articles sur la culture, on peut très bien écrire sur un spectacle sans être obligé d'en mettre un extrait. Par exemple, le Canard Enchainé avec une brève de 200 signes, remplit une salle et fait vivre un spectacle bien mieux qu'un truc sur youtube.. Par contre pour ça "
Copycomic, le vloggeur qui a dénoncé dans ses vidéos comparatives le
plagiat, ou plutôt le vol des sketches comiques américains, par des
artistes français comme Gad Elmaleh et Tomer Sisley, s'est vu retirer
ses vidéos par une injonction lancée par les avocats de...Gad Elmaleh
lui-même. Le plagiaire gagne et a même la loi avec lui"

il y a un véritable abus...



Philox74

Cavada vit tout simplement dans un monde parallèle situé entre la découverte de la télé couleur et l'arrivée du minitel, il est encore au temps de l'ORTF.
Je dis pas qu'il ne faut pas protéger les créations originales et laisser faire tout et n'importe quoi, il est évident qu'il faut empêcher les dérives, la copie illicite, l'utilisation abusive d'oeuvres protégées mais l'article 13 tend vers une dictature numérique et la fin d'un modèle de créativité réinventée grace aux nouveaux médias et aux réseaux sociaux. Il doit y avoir un moyen de réguler l'usage sans basculer dans une répression administrative complètement disproportionnée.

L'article 13 ne passe pas par quatre chemins: en exigeant l'accord de tous les ayants-droits, il sonne le glas de tous les contenus utilisant des sources copyrightées, même de manière informative, chaque créateur publiant du contenu sur le web devenant de facto un 'professionnel' avec l'obligation d'obtenir des droits d'usage pour tout, absolument tout, ce qu'il publie et dont il n'est pas l'auteur.
Autrement dit, c'est du travail de fourmi: chaque image doit être vérifiée et évaluée afin de s'assurer qu'il n'y a pas de violation d'un droit d'auteur. Pire encore, les demandes peuvent trainer des semaines, de mois avant d'obtenir une réponse de l'ayant-droit.
Un exemple? Je me rappelle une agence de communication qui avait du retirer une publicité télévisée parce qu'à un moment de leur film, un simple chaise est visible en arrière-plan durant moins d'une seconde, or cette chaise de créateur était soumise à des droits d'usage.

Comment un vloggeur, un internaute récoltant pas ou peu de revenus, pourra investir dans un travail de recherche et de contrôle pour la moindre vidéo? Seuls les plus gros, les plus puissants, ceux qui sont soutenus financièrement et techniquement par des medias, survivront.

Par exemple, tous les blogs de critiques de cinéma, de musique, utilisant des extraits ou même une seule photo de l'oeuvre peuvent être démonétisées automatiquement. Pire encore les comptes des critiques peuvent être tout simplement supprimés. C'est une des plus belles richesse culturelle de ces nouveaux médias qui va disparaître, tout ça pour du pognon.

Un autre exemple récent avec un fan film récent inspiré de Star Wars, "shards of the past" qui a été retiré de youtube durant plusieurs jours non pas parce qu'il utilisait des personnages et des costumes liés à la saga, mais à cause de la musique. La vidéo a été retirée à la demande de Warner Chappel qui détient les droits des musiques de la saga spatiale de Disney. Or la musique du fan film (fabuleuse d'ailleurs) a été entièrement composée pour le fan film, mais Warner Chappel a actionné le retrait parce que le compositeur a eu le malheur, à 12:49, de reprendre 4(!) notes de la marche de Vador à un certain moment.
Le film est de retour sur le tube après un début de boycott de Star Wars 9 de la part de milliers de fans, LucasFIlms avait finalement demandé à Warner/Disney de retirer leur plainte.
https://www.youtube.com/wat...

Ca sera aussi la fin des mashups audio et vidéo, comme le fabuleux cee-roo, qui reprend des images du moment extraites des médias et y rajoute des mashups musicaux.
https://youtu.be/Kl62xr56vfQ

Copycomic, le vloggeur qui a dénoncé dans ses vidéos comparatives le plagiat, ou plutôt le vol des sketches comiques américains, par des artistes français comme Gad Elmaleh et Tomer Sisley, s'est vu retirer ses vidéos par une injonction lancée par les avocats de...Gad Elmaleh lui-même. Le plagiaire gagne et a même la loi avec lui.

Ce sera la fin de la plupart des bons vlogs de cinéma, de musique, d'art, comme 'la séance de Marty' dont le dernier vlog encense la magnifique oeuvre française 'le roi et l'oiseau'. Mais Studio Canal en a rien à battre de cette promotion gratuite, ils ont tout simplement fait supprimer les différentes versions de la capsule de Marty, les unes après les autres, jusqu'à ce que Marty a se rabatte sur vimeo. https://www.youtube.com/wat...

L'UE et ce genre de députés sont totalement déconnectés des réalités des médias du 21ème siècle. En considérant que chaque créateur qui publie sur le net devient un professionnel à même titre qu'une agence de communication et qu'il doit mettre des moyens logistiques et financiers conséquents pour tout projet, ils tuent une grande partie de la créativité.

Les médiocres survivront, ceux qui n'ont pas le souci du détail, ceux qui n'ont pas l'envie de réaliser qqch de bien fait, un peu comme ces chaines télé ou des gens, face caméra, commentent un match en direct sans avoir le droit de montrer une seule image.
Tout ça, Cavada n'en a rien à battre, pour lui l'ORTF est probablement éternelle.



Giwanok

Est-ce que ce n'est pas une situation différente ? Sur Youtube l'utilisateur charge lui-même les vidéos (donc en connaissance des conditions d'utilisation et de rémunération), alors que le texte a vocation à réguler les sites qui aspirent les contenus d'autres plateformes (types agrégateurs d'infos) ?



NorbertGabriel

""
L’indisponibilité d’un service est en informatique appelé(DoS), ou déni de service en français. Un déni de service apparait normalement quand il y a une surcharge des composants individuels de l’infrastructure informatique. Si cela est provoqué délibérément par un acteur extérieur, on parle alors d'attaque DOS, notamment lorsqu’une attaque inonde une cible URL avec un tel nombre de requêtes que le serveur ne peut pas les traiter. Cela signifie que les
périphériques réseau, les systèmes d’exploitation ainsi que les services
des serveurs ne sont pas en mesure de répondre dans le temps imparti
voire sont dans l’incapacité de traiter les requêtes. Une technique
particulièrement efficace est lorsque le système est inondé de requêtes
provenant de plusieurs ordinateurs : ceci est connu sous le nom
d’attaque DDoS, ce qui diffère d’une attaque DoS est l’utilisation de
très nombreux (réseau de bots informatiques) au lieu d’un seul."

(https://www.ionos.fr/digita...



Sami Boukortt

(Disclaimer : il se trouve que je travaille pour Google, mais ce qui suit est uniquement ma propre opinion et n’a aucun rapport avec ma qualité d’employé.)

Ensuite, le mensonge : vous alliez avant le mois de juillet sur Wikipédia et la page d'accueil était 'Vote Against Copyright'. Il y a un onglet pour savoir qui est derrière cette campagne. Vous tombez sur une fondation de Google. Or, il est écrit noir sur blanc dans le texte que Wikipédia n'est absolument pas concerné par la directive. C'est du mensonge !

C’est vrai, l’article de blog de la Wikimedia Foundation mentionne une exemption :

Although Wikimedia operates non-commercial websites, which may benefit from exemptions in certain parts of the EU copyright package, our overarching mission is heavily dependent on a free and open internet ecosystem.

Mais, euh, quel est le mensonge exactement ? Ils s’opposent quand même à la directive, comme ils l’ont réitéré le mois dernier :
https://wikimediafoundation...
https://wikimediafoundation...



bigtv

MDR.



Emrata.

Soumis aux memes lois ^^

La seule chose qui changera c’est que les créateurs hors UE seront avantagés...



LeMoi

Il découvre que les lobbys Google peuvent être plus insistants que Nestlé ou Marlboro ?



TéléQuaNon

Se souvient-il de son ignoble prestation face à Bourdieu dans ASI?



philalex

Vous auriez pu lui dire qu'il y aura toujours de l'information après 23h sur le service public via franceinfo !



Drsavane

Heureusement il reste Dailymotion ! :D



Emrata.

Ce n'est pas parce que les GAFA sont très actifs sur un sujet qu'ils ont forcément tort.

Un article 13 dans une version "dure" rendrait YouTube impossible : il faudrait que chaque vidéo postée soit validée par Google avant publication. C'est littéralement impossible. Seuls les grands groupes audiovisuels en bénéficieraint. Les petits créateurs disparaîtraient...



Drsavane

C'est toujours la même problématique avec la loi aujourd'hui et les bonds technologiques réalisés de plus en plus rapidement.
Le législateur a toujours deux (voir trois) trains de retard par rapport aux entreprises et aux nouveaux marchés qui se créent sans cesse.
Et il court derrière pour essayer de péniblement corriger les erreurs et se retrouvent face à des mastodontes économiques et technologiques complétement en roue libre et sur de leur force (on a vu le même cas avec les entreprises de livraisons de bouffes à vélo).
Et au final, c'est le consommateurs ou les salariés qui risquent de trinquer le plus.



Val

Sur le principe de s'attaquer aux (gros) bénéfices des GAFA, on peux comprendre sa position... mais de là à prétendre partir en croisade contre Le Mal comme il s'en défend...

Le problème de l'article 13 c'est qu'il va complètement bouleverser une économie qui s'est progressivement mise en place. Même si elle profite essentiellement à Google, le fait de la modifier ne ferra du tort qu'aux plus fragiles :les youtubeurs.



Jon75

Tout dépend de la qualité du logiciel et du matériel concerné mais faut pas exagérer sinon.



Baptiste

"Son ordinateur a cramé car il a reçu trop de messages dans la nuit" Il se fout de nous là. C'est une remarque de vieux qui ne sait pas de quoi il parle. L'informatique ne marche pas comme ça, un ordinateur peut recevoir un million de mail en une nuit il ne va pas cramer.



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