Biceps contracté, cheveux plaqués en arrière et lunettes de soleil à la mode sur un jet-ski ronflant. La photo d'Emmanuel Macron en couverture du dernier numéro de "Paris Match" fait grincer des dents. Et pas uniquement celles des personnalités de gauche, lesquelles intentent un procès de déconnexion du chef de l'Etat face aux préoccupations actuelles des Français. Comme tous les étés depuis son début de mandat, le président de la République profite de quelques jours de vacances à Brégançon, où, tout en poursuivant son travail, il s'adonne à différentes activités nautiques, relayées par l'hebdomadaire. Et ce, au coeur d'un été brûlant où les pompiers luttent encore et toujours contre les incendies.
Les critiques les plus violentes émanent forcément de l'opposition. Pour Marine Tondelier, la patronne des Écologistes et candidate à l’élection présidentielle, les Français subissent un "été apocalyptique" et "notre président s’offre donc un publireportage sur ses vacances dans Paris Match". Avant de railler, toujours sur X : "Emmanuel Macron : 'vous avez vu mon gros jet ski comme il va vite ?'". Le même ton moqueur a été employé par Olivier Faure, patron du Parti Socialiste. "Pendant la canicule, quand la France brûle, quand une partie des Français n’a pas pu partir en vacances, le président s’amuse en jet ski à Brégançon. C’est ça le message ? C’est très réussi", a-t-il ironisé.
Mais, la sphère politique n'est pas la seule à s'insurger contre ce reportage photos habituel, également publié lors de ses précédents séjours estivaux sur la cote varoise. Edwy Plenel a tiré à boulets rouges contre "Paris Match", dénonçant un "journalisme de cour" qui "n'est que le reflet d’une décadence plus essentielle, celle de la politique". "La France mérite mieux", concluait le fondateur de "Mediapart" dans son message.
Bis-repetita le lendemain lorsqu'il a découvert dans le même magazine people les photos volées du couple Léa Salamé/Raphaël Glucksmann en train d’échanger un baiser passionné, en maillot de bain dans la Méditerranée. "Et dans ce spectacle de décadence politique et médiatique, à l’ex-président repris de justice et au président fou de lui-même, il faut donc ajouter ce potentiel candidat président et la journaliste la plus en vue du service public télévisuel", raille-t-il de nouveau.
Enfin, Edwy Plenel a conclu son coup de gueule en relayant sur ses réseaux sociaux le billet d'une journaliste de "Libération", qui souhaite que l'on en finisse avec la "peopolitique". "L’un en jet-ski qui fait le mascu, l’autre qui embrasse Léa Salamé : la dernière une du magazine fait beaucoup de mal à la politique. Cela continuera tant que nos responsables continueront à se prêter à cette comédie", accuse l'éditorialiste.
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