Presse
Affaire Snowden : Le gouvernement britannique fait pression sur le "Guardian"
Publié le 21 août 2013 à 13:09
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Le gouvernement britannique fait pression sur le "Guardian" pour qu'il arrête de diffuser les documents confidentiels volés par Edward Snowden.
"The Guardian" "The Guardian"

Le Guardian victime collatérale de l'affaire Snowden. Le quotidien a dénoncé hier, par la voix de son rédacteur en chef, Alan Rusbridger, les nombreuses pressions du gouvernement britannique. Très remonté contre les révélations d'Edward Snowden, qui a levé le voile sur le système d'espionnage Prism grâce à des documents confidentiels dérobés, l'administration de David Cameron s'en prend au quotidien anglais qui fut le premier média à publier les documents incriminants.

Le gouvernement souhaite ainsi que le journal détruise tous les documents volés par Snowden qu'il a en sa possession. Menacé de poursuites judiciaires, le Guardian a procédé à la destruction de plusieurs disques durs tout en promettant de continuer à enquêter sur les programmes de surveillance américain et britannique et à publier des documents piratés par l'informaticien.

La police s'en prend au conjoint du journaliste ayant révélé l'affaire

Mais le ton est monté ce week-end lors de l'arrestation du compagnon de Glenn Greenwald, le journaliste qui a signé l'article révélant l'affaire. Le quotidien s'est publiquement interrogé sur la légitimité juridique de cette procédure et n'a pas hésité à parler d'atteinte à la liberté de la presse. L'intéressé, détenu pendant 9 heures par la police sur le fondement d'une loi antiterroriste, a dénoncé un "abus de pouvoir" de la part de la police anglaise. L'ensemble de la presse britannique a apporté son soutien au Guardian. The Times a, par exemple, sommé le pouvoir de s'expliquer sur cette arrestation.

Par Benoit Daragon | Journaliste
Mots clés
Presse Justice