À boire et à manger. Sur M6, Philippe Etchebest passe de l'excellence et du raffinement dans les cuisines de "Top Chef" à l'insalubrité de celles qui partent à vau-l'eau dans "Cauchemar en cuisine". Depuis une quinzaine d'années, le pilier des émissions culinaires de la chaîne est en effet appelé à la rescousse par des restaurateurs en perdition. Ces derniers, en grande difficulté financière, comptent sur ses conseils précieux et ses interventions parfois musclées pour un électrochoc bienvenu, synonyme de nouveau départ. Certains d'entre eux parviennent à sauver leur établissement, d'autres sont contraints de mettre la clé sous la porte, mais tous ne sont pas abandonnés dans la nature par le meilleur ouvrier de France. C'est ce qu'a répété le chef étoilé à Jean-Pierre Foucault dans les studios d'Europe 1, ce mercredi.
"Il y un vrai suivi dans le cadre de cette émission, ce n'est pas une émission pour faire de la télé", a assuré le sauveur de causes compromises. "J'avais demandé à la chaine qu'il se passe quelque chose après mon passage. Donc, il y a une société avec des experts en pilotage d'entreprise qui suivent les restaurateurs pendant 6 mois qui les accompagnent dans la gestion et dans la communication pour les aider à sortir la tête de l’eau", a révélé Philippe Etchebest, qui rend parfois visite à ses anciens hôtes pour un nouvel état des lieux.
Le pilier de "Top Chef" est ainsi parfois surpris du changement d'attitude opéré par des commerçants, parfois embourbés "dans une spirale hyper négative", après la fin de sa mission. "C'est pas facile mais j'essaie de faire prendre conscience aux gens que le métier de la restauration n'est pas donné à tout le monde", a souligné celui qui a passé un coup de gueule à ce sujet dans "Quelle époque!". Quant aux mots parfois durs prononcés, ils les trouvent légitimes et déclencheurs. "J'ose tout mais c'est pour leur bien afin de créer une réelle prise de conscience chez eux. La transformation est parfois surprenante mais les gens me disent après qu'il fallait qu'une personne vienne pour leur mettre le nez dans le caca et les faire réagir", assure-t-il.
À notre micro, le roi de la raviole de champignons (son plat signature, ndlr) avait assuré que la production mettait tout en oeuvre pour ne pas se faire berner par des candidats en quête d'un quart d'heure de célébrité. "Le cahier des charges est très strict. Il y a des tests anonymes, des enquêtes, des études comptables et des entretiens pour voir les intentions des gens. Ainsi, on tente de déceler s'ils participent de manière sincère pour s'en sortir ou si c'est simplement dans le but de revendre leur affaire derrière. Je pense qu'il y en a eu très peu, voire pas du tout, qui ont eu cette démarche-là de revendre juste après notre passage", avait expliqué le chevalier servant.
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2