Depuis que CNews a décidé de laisser Jean-Marc Morandini aux commandes de son rendez-vous hebdomadaire, le monde se divise en deux catégories. Celle qui condamne les actes de l'animateur sanctionné par une peine de prison avec sursis pour corruption de mineurs, et celle qui lui trouve des circonstances atténuantes, comme Nelson Monfort. En interne, la situation devient presque intenable entre gronde des salariés, prise de distance des figures vedettes de la chaîne et désormais boycott des membres du Rassemblement national, après l'ordre donné par Jordan Bardella. Invité à réagir à ce débat dans "Les grandes gueules" de RMC, Yves Camdeborde a tranché en comprenant la consigne radicale transmise par le leader du parti aux élus de son bord.
"Jordan Bardella n'est pas du tout ma tasse de thé, mais par contre je pense qu'il prend ses responsabilités", a commencé par souligner l'un des chefs de file de la cuisine de bistrot. Avant de donner un avis plus général sur le choix de CNews : "C'est honteux, scandaleux ! Je suis outré que ce Monsieur soit encore à l'antenne, alors qu'il a été condamné". Olivier Truchot a alors précisé que le présentateur du "Morandini Live" n'avait pas été condamné à l'interdiction d'exercer son métier. Un argument qui n'a fait ni chaud ni froid à l'ancien juré de "Masterchef", refusant également la comparaison avec Gérard Depardieu, autre personnalité dans le viseur de la justice pour des agressions sexuelles. "Il a été condamné pour des faits qui sont gravissimes et scandaleux. Qu'on continue de le laisser à l'antenne, je trouve ça totalement honteux", martèle celui qui se place aux cotés des victimes.
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L'étau se resserre autour de Jean-Marc Morandini depuis que les stars de CNews ont pris leurs distances avec leur collègue. Sonia Mabrouk a donné le la de cette dynamique dans une sortie improvisée avant d'être rejointe par Pascal Praud puis Laurence Ferrari. Pour le moment, son employeur est dans une position d'attente afin de voir si la pression finit par retomber autour du journaliste qui assure les fins de matinée. Tout un groupe attend de voir si Vincent Bolloré, proche de l'ancienne figure vedette de Direct 8, reviendra sur sa décision initiale et lâchera son ami. En interne, la rédaction gronde et se mobilise, estimant ce maintien "indéfendable et honteux" pour une chaîne se montrant très à cheval sur les questions de sécurité et de justice.

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